L'AAEF est une association loi 1901, fondée le 19 septembre 1973 à l’instigation de Mgr Charles Molette, avec le concours du Secrétariat de l’Episcopat et du Comité permanent des religieux et religieuses, actuellement Conférence des Supérieur(e)s Majeur(e)s. Le bureau de l'association est en relation régulière avec la Commission Pontificale pour les Biens culturels de l'Eglise, la Conférence de Evêques de France et la Conférence des Supérieurs majeurs.
Elle regroupe aujourd'hui, environ 300 adhérents. Le Conseil d'administration, composé de 10 à 15 membres comprend des congéganistes et des diocésains de toutes les régions de France. Son assemblée générale annuelle se déroule à Paris et y sont présents environ 150 adhérents chaque année.
Elle a vocation à regrouper les archivistes des diocèses mais aussi des instituts religieux et autres organismes d’Eglise, comme les universités catholiques, les sanctuaires et tout mouvement ou service. Les structures de l’Eglise productrice d’archives peuvent être estimées à un millier. L'AAEF a pour objectif de favoriser la sauvegarde et la bonne conservation des documents qui témoignant de la vitalité de l'Eglise catholique en France, constituent un élément du patrimoine intellectuel, culturel et spirituel du pays.
Elle se fixe comme second objectif de promouvoir tous les moyens susceptibles d'améliorer les relations entre ses membres, leur activité scientifique et technique, ainsi que leurs conditions de travail, eu égard au caractère propre des fonds envisagés. L'AAEF assure un rôle de formateur par l'organisation de stages, de sessions, de journées d'études ou de congrès.
L'association publie un bulletin de liaison bi-annuel.
Voir la couverture du dernier bulletin de liaison
Brève note sur l’Association des archivistes de l’Eglise de France
L’Association des archivistes de l’Eglise de France a été fondée le 19 septembre 1973 (Cf. Circulaire du Secrétariat général de l’épiscopat 73-80), en accord avec les autorités ecclésiastiques et religieuses.
Elle a pour but :
1) de favoriser la sauvegarde et la bonne conservation de l’ensemble des documents qui, témoignant de la vitalité de l’Eglise catholique en France, constituent un élément spécifique du patrimoine intellectuel, culturel et spirituel du pays ;
2) de promouvoir tous les moyens susceptibles d’améliorer les relations entre les membres, leur activité scientifique et technique, ainsi que leurs conditions de travail, eu égard au caractère propre des fonds considérés.
Regroupant les archivistes diocésaine, archivistes religieux et religieuses, et tous ceux qui exercent une responsabilité dans un fonds d’archives de l’Eglise catholique de France, elle compte actuellement un millier de membres. Depuis sa fondation, l’Association publie deux bulletins par an : il s’agit d’un organe de liaison et de documentation : le n°23 à Pâques 1985.
L’association tient un congrès tous les deux ans, alternativement à Paris (1975, 1979, 1983) et en province (Bordeaux, 1977 ; Toulouse, 1981 ; Lille, 1985).
Des stages de formation archivistique spécialisée de deux semaines sont aussi organisés depuis 1980 : dans les différents Instituts catholiques, Paris (1980), Toulouse (1981), Angers (1982), Lyon (1983), Lille (1985). Chacun de ces stages regroupe 25 à 30 participants (sur le stage d’Angers, cf. Bulletin n°18 ; sur le stage de Lyon, cf. Bulletin n°20).
Dès sa fondation, l’Association a envisagé la création d’un Centre national des archives de l’Eglise de France, non pas pour regrouper les fonds existants mais afin d’assurer la sauvegarde des archives qui , pour une raison ou une autre, ne ressortissent à aucun dépôt en exercice. La genèse et les premiers efforts de ce Centre ont été présentés dans le bulletin n°17 (pp.1 et 5-10), son développement dans le bulletin n°19 (pp. 9-15).
L’existence du Groupe de recherches historiques et archivistiques des congrégations féminines a précédé la naissance de l’Association. Fondé en 1971, ce groupe tient des sessions trimestrielles sous forme de week-end de travail qui rassemblent chaque fois une cinquantaine de religieuses sur les 200 inscrites. La 40ème session aura lieu à Lille les 8 et 9 juillet 1985. En outre, une quinzaine de sessions d’information archivistique ont été organisées, en accord avec les (ou par l’intermédiaire des) organismes régionaux des religieuses. Et c’est ainsi que l’exposition de documents d’archives, présentée à Paris à l’occasion du congrès de novembre 1979, a pu être augmentée d’étape en étape jusqu’à son arrivée à Toulouse pour le congrès de 1981. Le catalogue de cette exposition constitue un des numéros des fascicules qui regroupent périodiquement les travaux de ce groupe.
A signaler encore, d’une manière toute particulière, mes contacts (depuis 1974) de ce groupe avec un groupe similaire formé en Pologne. De cette collaboration sont sortis trois volumes de « Sources franco-polonaises d’histoire religieuse ». L’introduction du tome III en situe le contenu dans la continuité des efforts entrepris.
N.B : A l’occasion du congrès de Paris en 1979 et sous les auspices du cardinal Antonio Samoré, bibliothécaire et archiviste de la Sainte Eglise romaine, a été achevée la mise au point d’un Règlement général des Archives de l’Eglise de France. Ce texte, auquel ont été joints divers instruments de travail, élaborés de congrès en congrès pour les archives ecclésiastiques et religieuses a permis la constitution d’un Manuel des Archives de l’Eglise de France, qui désormais sert de référence même au-delà de la France.